Le 10 juin 2026, l'armée taïwanaise a tiré des roquettes HIMARS, fournies par les États-Unis, dans les eaux du détroit de Taïwan pour la première fois. Six camions se sont positionnés sur les rives du fleuve Dajia, à Taïchung, sur la côte ouest de l'île. En trois minutes, 36 roquettes ont traversé l'eau et sont tombées à environ neuf kilomètres du rivage.
C'était un événement historique. Auparavant, Taïwan n'avait testé ce système que sur sa côte est, face à l'océan Pacifique. Cette fois, les lanceurs pointaient vers l'ouest, en direction du continent.
Le choix de cette direction est géographique. La côte ouest de Taïwan, avec ses plages et ses vasières, est considérée comme la zone de débarquement la plus probable en cas d'invasion chinoise. Le fleuve Dajia se trouve exactement dans cette zone stratégique.
Les roquettes pratiques utilisées pouvaient voyager seulement près du rivage, pas jusqu'à la Chine. Cependant, un vrai missile HIMARS peut parcourir environ 300 kilomètres, ce qui dépasserait largement le détroit de 100 à 110 kilomètres de large.
Cet exercice reflète la nouvelle stratégie de défense de Taïwan. Incapable de rivaliser avec la Chine en nombre de soldats et d'armes, l'île développe une défense asymétrique avec de petites armes mobiles et précises. C'est une approche encouragée par les États-Unis pour augmenter le coût d'une attaque.