Depuis près de deux semaines, le ciel nocturne au-dessus des installations militaires iraniennes était éclairé par des frappes aériennes américaines. Puis, vers le 24 juillet 2026, les bombardements se sont brusquement arrêtés. En réponse, Téhéran a suspendu ses propres campagnes de représailles. Le 27 juillet, les deux nations maintenaient une trêve tendue et non écrite depuis trois jours consécutifs.
Cette pause offre un bref répit dans un conflit qui fait rage depuis environ cinq mois. La violence a atteint son paroxysme lorsque les forces iraniennes ont ciblé des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, un passage maritime essentiel qui gère environ un tiers du commerce mondial de pétrole par voie maritime. Washington a réagi par treize nuits consécutives de bombardements, visant à paralyser la capacité de Téhéran à menacer la navigation internationale.
Le bilan de ce conflit de cinq mois a été lourd. Lors de récentes contre-attaques iraniennes, trois militaires américains ont été tués sur une base militaire en Jordanie. Le président Donald Trump a affirmé publiquement que la réponse militaire américaine avait dévasté les forces armées de l'Iran. Cependant, des responsables de la défense ont conseillé au président d'arrêter les frappes aériennes, citant des préoccupations concernant les stocks de munitions et la valeur stratégique de la campagne.
Maintenant, l'attention se tourne vers la diplomatie, bien que les deux parties ne soient pas d'accord sur leurs discussions. L'ambassadeur américain aux Nations Unies a suggéré que le président américain laissait aux négociations "un peu d'espace". Cependant, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a fermement nié tout contact direct, affirmant que les messages ne passaient que par des intermédiaires comme Oman, le Qatar et le Pakistan.
La crise actuelle découle de l'échec d'un accord de juin 2026. Cet accord donnait soixante jours aux deux parties pour trouver un règlement permanent. Washington devait lever les sanctions économiques et mettre fin à son blocus naval, tandis que Téhéran promettait d'assurer le passage en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz et d'abandonner toute ambition d'arme nucléaire. Les deux capitales s'accusent mutuellement d'avoir tiré le premier coup qui a brisé le pacte.