Le détroit d'Ormuz, qui transportait autrefois environ un cinquième du pétrole et du gaz naturel mondiaux, est aujourd'hui très calme. Après un grave conflit militaire en février 2026 entre l'Iran, Israël et les États-Unis, Téhéran a fermé le passage. Washington a réagi par un blocus naval des ports iraniens. Le trafic maritime a chuté à seulement dix navires par jour, soit un dixième de son volume normal.
Samedi 8 août 2026, ce calme a été rompu. Un missile iranien a frappé un pétrolier de la Abu Dhabi National Oil Company naviguant dans le détroit. Heureusement, il n'y a pas eu de victimes, mais les Émirats arabes unis ont fermement condamné cette attaque. Cette violence soudaine a mis fin aux espoirs de réouverture de cette voie maritime vitale.
Au lieu d'assouplir les restrictions, Téhéran a considérablement augmenté son prix pour la paix. Mohammad Bagher Zolghadr, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale d'Iran, a déclaré que le passage resterait fermé jusqu'à ce que les États-Unis changent fondamentalement leur approche. Il a présenté une liste de six conditions strictes. Washington doit cesser les menaces, mettre fin aux opérations militaires contre l'Iran et ses alliés régionaux, et retirer les forces aériennes et navales qui appliquent le blocus actuel. De plus, l'Iran demande des réparations financières pour les dommages causés par le conflit, la levée complète des sanctions économiques et la restitution des fonds nationaux gelés.
Ces demandes représentent une escalade significative. Elles vont bien au-delà des termes d'un mémorandum d'entente signé le 17 juin, qui liait la levée des sanctions à un accord nucléaire complet. Le Corps des Gardiens de la révolution islamique a renforcé cette position intransigeante. Le porte-parole Sardar Mohebi a déclaré que les États-Unis devaient accepter toutes les exigences de Téhéran. Il a souligné que le déblocage du détroit dépend entièrement des conditions spécifiques de l'Iran.