Depuis l'éclatement du conflit avec l'Iran fin février 2026, l'Union européenne a ressenti un choc financier. Durant les huit premières semaines, les dépenses en pétrole et gaz ont augmenté de 25 milliards d'euros. Cette situation, combinée à des menaces de pénuries de carburant d'aviation, oblige les dirigeants européens à trouver de nouvelles solutions pour leurs économies.
Le problème principal se situe dans le détroit d'Ormuz. Avant le blocus, ce passage maritime essentiel gérait environ 20% du commerce mondial de pétrole. Maintenant, ce passage étant compromis, les puissances occidentales cherchent désespérément des alternatives.
Lors du sommet du G7 à Evian-les-Bains en juin, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a indiqué que la recherche de solutions porte ses fruits. Selon ABC News, elle a informé les dirigeants que "des routes d'exportation alternatives plus résilientes ont été créées". Elle a mentionné spécifiquement le Corridor économique Inde-Moyen-Orient-Europe (IMEC), ajoutant que "d'autres routes seront construites, par exemple, une route typique est l'IMEC".
Après une rencontre avec le Premier ministre indien Narendra Modi, Mme von der Leyen a exprimé son intention de "renforcer la connectivité en faisant progresser l'IMEC", rapporte Business Today. L'Arabie Saoudite utilise déjà son oléoduc Est-Ouest pour transporter le pétrole vers la mer Rouge, évitant ainsi le détroit. Les pays du G7 explorent des moyens financiers pour construire davantage d'infrastructures similaires.
Cependant, le projet IMEC rencontre des obstacles géopolitiques. Il nécessite une coopération entre des territoires divisés. La route prévue traverserait Israël, soutenu par le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Mais l'Arabie Saoudite refuse de reconnaître Israël sans avancées pour les Palestiniens, ce que Netanyahu rejette. Sans normalisation entre Israël et l'Arabie Saoudite, l'IMEC ne peut être pleinement réalisé, selon la Coalition pour la sécurité régionale. Les officiels saoudiens sont restés silencieux sur le sujet.
Malgré ces tensions, l'alignement économique s'accélère. L'Inde et l'UE poussent pour un accord commercial bilatéral. Le projet IMEC représente un effort pour redessiner la carte énergétique mondiale, dépendant autant de la diplomatie que de l'ingénierie.