Des scientifiques découvrent un « commutateur de mort » cérébral qui alimente la maladie d'Alzheimer
Depuis des décennies, la lutte contre la maladie d'Alzheimer se concentre sur l'élimination des plaques amyloïdes et des enchevêtrements de tau. Une nouvelle étude de l'université de Heidelberg identifie un mécanisme différent : un « commutateur de mort » moléculaire qui déclenche la mort cellulaire.
Dirigée par le Prof. Dr. Hilmar Bading et publiée dans Molecular Psychiatry, la recherche révèle comment les récepteurs NMDA s'associent avec TRPM4 pour créer un complexe mortel. Lorsqu'il s'active, ce complexe perturbe la production d'énergie cellulaire et détruit le neurone.
« Chez les patients atteints d'Alzheimer, ce complexe devient hyperactif », explique Bading. « Notre objectif est de trouver les moyens de l'éteindre. »
L'équipe a testé le FP802, un composé développé par FundaMental Pharma en collaboration avec l'université du Shandong. Appliqué à des neurones exposés à des conditions similaires à Alzheimer, le FP802 a bloqué le complexe de mort, permettant aux neurones de survivre. Cette découverte est essentielle : empêcher la mort neuronale pourrait ralentir la progression de la maladie.
Si ce mécanisme est aussi central qu'il le semble, de nouveaux médicaments ciblant NMDA et TRPM4 pourraient révolutionner le traitement. À présent, les patients n'ont que peu d'options et les médicaments existants offrent un soulagement symptomatique modeste. L'équipe doit tester le FP802 chez des animaux et dans des essais cliniques avant une utilisation généralisée. La découverte offre un espoir aux millions de personnes touchées par Alzheimer.