Après un conflit débuté le 28 février, les États-Unis et l'Iran signalent qu'un accord de paix est plus proche que jamais, bien que des désaccords importants sur les termes de l'accord aient déjà émergé. Le Premier ministre du Pakistan, Shehbaz Sharif, dont le gouvernement a servi de médiateur dans les pourparlers, a annoncé qu'un "texte final et convenu" avait été atteint. Faisant écho à cet optimisme, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré qu'un accord n'avait "jamais été aussi proche".
Un haut responsable de l'administration Trump a confirmé les progrès, indiquant aux journalistes que les États-Unis s'attendent à signer un accord mettant fin à la guerre "dans les prochains jours". Le mémorandum d'entente proposé, qui fait apparemment moins de deux pages, vise à mettre officiellement fin au conflit sur tous les fronts, y compris au Liban.
La percée potentielle a déjà eu un impact sur les marchés mondiaux, les prix du pétrole chutant dans un contexte d'optimisme quant à une résolution. Une disposition clé de l'accord est la réouverture du détroit d'Ormuz, une voie de navigation vitale pour le pétrole et le gaz mondiaux que l'Iran a contrôlée avec un système de péage pendant la guerre, une mesure que les États-Unis ont qualifiée de violation du droit international.
Cependant, le consensus sur la proximité d'un accord a rapidement laissé place à des disputes publiques sur sa substance. Les médias d'État iraniens ont rapporté que l'accord incluait la libération par les États-Unis de 24 milliards de dollars d'avoirs financiers iraniens gelés. Le président américain Donald Trump a rejeté avec force cette interprétation. "Les termes que l'Iran a divulgués aux Fake News n'ont RIEN à voir avec les termes qui ont été convenus, par écrit", a-t-il déclaré.
Les responsables américains ont décrit l'accord comme un "accord basé sur la performance". Selon ce cadre, l'Iran ne recevrait des avantages économiques qu'après avoir rempli des obligations spécifiques. Ces étapes comprennent le démantèlement de son programme nucléaire, son uranium hautement enrichi devant être détruit et retiré du pays. L'accord comprendrait également un régime d'inspection à long terme pour assurer la conformité.
Les négociations devraient se dérouler en deux étapes. Le mémorandum initial serait suivi d'une période de 60 jours, avec possibilité de prolongation, pour aborder des questions plus complexes comme la levée des sanctions et les spécificités de l'enrichissement de l'uranium par l'Iran. Si ces pourparlers échouent, les deux parties pourraient revenir à leurs positions précédentes.
L'accord contient également des engagements mutuels pour chaque nation de respecter la souveraineté de l'autre et de ne pas initier la guerre, menacer de recourir à la force ou interférer dans les affaires intérieures. Le Conseil suprême de la sécurité nationale de l'Iran a maintenu une surveillance complète des négociations.
Les implications régionales de l'accord sont significatives, mais complexes. Israël, qui n'est pas partie aux négociations, a indiqué qu'il ne changerait pas sa posture militaire. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré que son pays ne se retirerait pas des "zones de sécurité" qu'il a établies au Liban.
Alors que les médiateurs au Pakistan s'efforcent de finaliser les prochaines étapes, le monde observe pour voir si le document de deux pages peut combler le fossé entre des ennemis jurés ou si les différends sur son contenu feront dérailler une paix fragile. La signature pourrait même avoir lieu numériquement et à distance, une fin moderne à un conflit conventionnel.