Après plusieurs jours de calme relatif, le ciel du Moyen-Orient a de nouveau été agité. Mardi soir, l'Iran, par le biais du Corps des Gardiens de la révolution islamique, a lancé des missiles balistiques vers des installations militaires américaines en Jordanie. Cette attaque faisait partie d'une offensive plus large impliquant plus de 30 drones visant les forces américaines et les infrastructures pétrolières saoudiennes.
En réponse, les États-Unis et l'Arabie Saoudite ont mené des frappes aériennes coordonnées dans l'est de l'Irak le 28 juillet 2026. Pour l'Arabie Saoudite, c'était un changement majeur, marquant la première fois depuis la guerre du Golfe en 1991 que le royaume menait des opérations militaires en Irak. Les frappes visaient des dépôts de munitions et des centres de distribution de groupes soutenus par l'Iran, notamment les Forces de mobilisation populaire. L'organisation a rapporté 20 morts et 32 blessés.
L'Arabie Saoudite avait déjà neutralisé des drones visant ses sites pétroliers. Les responsables saoudiens ont justifié leur action par le droit à l'autodéfense. Le porte-parole du ministère de la Défense, Maj-Gen Turki al-Maliki, a déclaré que le royaume répondrait de manière décisive à toute agression.
Les forces américaines ont intercepté tous les missiles iraniens. L'escalade a fait grimper les prix du pétrole Brent de 5%. La situation est compliquée par la fermeture du détroit d'Ormuz et la récente détention de navires par l'Iran. L'Irak a condamné les frappes, les considérant comme une violation de sa souveraineté, tandis que l'Iran a parlé de violation du droit international. La région se prépare à une nouvelle phase de ce conflit très instable.