En juin 2026, des pluies incessantes ont touché le Ghana, un pays d'Afrique de l'Ouest. Dans la capitale côtière, Accra, il a plu 22 jours sur 30. Le 29 juin, le ciel a déversé environ 140 millimètres de pluie en une seule journée, une quantité beaucoup plus importante que l'année précédente. Ce déluge soudain a provoqué de graves inondations dans tout le pays.
La catastrophe a touché sept des 16 régions administratives du Ghana. Début juillet, les autorités ont confirmé que 34 personnes avaient perdu la vie, dont 12 à Accra. Près de 90 000 personnes ont dû quitter leurs maisons inondées.
L'Organisation Nationale de Gestion des Catastrophes dirige les opérations de secours. Richard Amo Yartey, un responsable de l'agence, a déclaré que le bilan pourrait augmenter si des personnes disparues sont retrouvées mortes. La région du Grand Accra a été la plus touchée, avec plus de 54 000 personnes déplacées. La région Centrale a également été durement affectée, avec près de 22 000 déplacés.
La situation est le résultat de la géographie et de l'urbanisation. Accra est située entre des montagnes et l'océan Atlantique. Normalement, l'eau de pluie s'écoulait vers la mer par des cours d'eau. Mais la construction dans la ville a bloqué ces cours d'eau et la pollution a détruit des zones humides qui absorbaient l'eau. Sans ces protections naturelles, les pluies fortes ont inondé les rues et les maisons.
Face à cette urgence, le président John Dramani Mahama a ordonné la démolition des structures bloquant les canaux de drainage. Il a également autorisé l'utilisation de 350 millions de GH¢ du Fonds de Contingence national pour financer les efforts de rétablissement. Une partie de cet argent sera utilisée pour l'aide humanitaire et l'autre pour des projets de prévention des inondations à long terme. Les forces armées ghanéennes aident également aux opérations de nettoyage et à la distribution de fournitures essentielles aux familles déplacées.