Le 24 juin, la terre a tremblé violemment au Venezuela. Un séisme de magnitude 7,2 a frappé le pays, suivi 40 secondes plus tard par une seconde secousse de magnitude 7,5. Ces moments ont causé d'énormes destructions. Depuis, plus de 1 142 répliques ont maintenu les populations dans la peur.
Le bilan humain est lourd. Le 9 juillet, Jorge Rodriguez, président de l'Assemblée Nationale, a annoncé que le nombre de morts avait atteint 3 889. De plus, 16 740 personnes ont été blessées et près de 18 000 habitants ont dû quitter leurs maisons détruites.
La région côtiière de La Guaira, près de la capitale Caracas, a été la plus touchée. 190 bâtiments ont été complètement détruits et 856 autres ont subi de graves dommages.
Des milliers de secouristes, de travailleurs domestiques et de volontaires civils ont participé aux recherches. Ils ont réussi à sauver 6 462 survivants des décombres.
Les opérations de secours ont distribué des millions de litres d'eau et des tonnes de nourriture. 89 abris temporaires ont été mis en place pour aider 86 794 familles. Les équipes médicales ont soigné 28 836 patients.
Cependant, une nouvelle menace apparaît. L'Organisation Panaméricaine de la Santé (OPS) a alerté sur le risque de maladies. Le manque d'eau potable et les installations médicales endommagées favorisent la propagation des infections, surtout dans les camps de déplacés. Jarbas Barbosa, directeur de l'OPS, a prévenu que les risques sanitaires pourraient venir des maladies, des conditions de vie difficiles et du manque de soins réguliers.
Cette crise s'ajoute à des difficultés économiques qui avaient déjà affaibli le système de santé vénézuélien. Les survivants ont besoin de soins pour leurs blessures, mais aussi pour des maladies chroniques comme le diabète. Le chef des secours de l'ONU, Tom Fletcher, a souligné l'importance de fournir ces traitements essentiels. L'ONU demande 300 millions de dollars d'aide internationale pour aider 1,3 million de personnes.