Samedi matin, à 5h58, le sol sous l'île de Florès a violemment tremblé. Arnold Welianto s'est réveillé dans son village de Talibura, se précipitant pour vérifier son enfant alors que son monde s'effondrait. La rupture sismique, d'une magnitude de 7,7, s'est produite à seulement 10 kilomètres sous le fond de l'océan. Situé à environ 68 kilomètres au nord-nord-ouest de la ville d'Ende, ce séisme peu profond a causé des ravages dans la province de Nusa Tenggara oriental. Dimanche, les équipes de secours avaient compté entre 51 et 53 morts et plus d'une centaine de blessés. Pour les victimes, la force de l'événement était paralysante. Yulian Juita Ekalia, une professeure d'université, a décrit la sensation comme être secouée sur un trampoline. Plus de 900 maisons ont été détruites ou endommagées, forçant entre 2 000 et 5 000 personnes à quitter leur domicile. Les infrastructures comme les centres médicaux, les écoles et les ports ont également été touchées. Le port de Maumere, un point de passage important pour les ferries, a vu des parties de sa structure s'effondrer. L'accès aux victimes est difficile en raison du relief escarpé de l'île et des routes coupées par les secousses. Les secours utilisent des avions et des bateaux pour acheminer l'aide. Les autorités ont déclaré 14 jours d'état d'urgence. La région de Manggarai a été la plus touchée, avec 24 morts. Un avertissement de tsunami a été émis puis annulé, mais la peur est restée vive, rappelant un séisme similaire en 1992 qui avait causé 2 500 morts. L'Indonésie, située sur la "Ceinture de feu" du Pacifique, est très exposée aux catastrophes naturelles. Les survivants font face à une longue reconstruction, marqués par le traumatisme.