Depuis des décennies, la lutte contre les maladies neurodégénératives semblait perdue. Environ 55 millions de personnes dans le monde vivent avec la démence, souvent causée par la maladie d'Alzheimer. Dix millions d'autres souffrent de la maladie de Parkinson. Les traitements habituels visaient à éliminer les protéines anormales qui s'accumulent dans le cerveau, mais avec des résultats limités.
Maintenant, une équipe de chercheurs a trouvé une nouvelle approche. Au lieu d'attaquer les amas de protéines, ils ont trouvé un moyen de rendre le cerveau plus résistant. Des scientifiques de la Case Western Reserve University ont identifié une enzyme du système immunitaire, appelée 15-PGDH. Normalement, cette enzyme réduit l'inflammation. Mais dans les cerveaux des patients atteints d'Alzheimer, de Parkinson ou de lésions cérébrales, cette enzyme est trop active.
Cette activité excessive cause de l'inflammation, des radicaux libres nocifs et endommage la barrière hémato-encéphalique. Cette barrière protège le cerveau des substances dangereuses dans le sang. Quand elle est endommagée, les cellules du cerveau meurent.
Les chercheurs ont décidé de bloquer cette enzyme chez des souris de laboratoire. Les résultats ont été remarquables : la barrière hémato-encéphalique est restée intacte. La mort des cellules cérébrales s'est arrêtée et les souris ont gardé leurs capacités mentales. Le Dr Andrew Pieper a expliqué que cette découverte offre une nouvelle façon de protéger le cerveau et d'empêcher la perte de mémoire.
Ce traitement a aussi fonctionné contre la maladie de Parkinson. En bloquant l'enzyme, les chercheurs ont rétabli l'équilibre chimique dans le cerveau et protégé les neurones. Les souris ont retrouvé le contrôle de leurs mouvements. Cette protection neuronale s'est produite sans réduire l'accumulation des protéines liées à ces maladies. Le blocage de l'enzyme a surtout réduit l'inflammation dans le cerveau.
Bien que le passage des souris aux humains soit difficile, cette nouvelle stratégie a un avantage. Des médicaments expérimentaux qui bloquent cette enzyme existent déjà et sont en développement pour d'autres maladies. Les chercheurs espèrent pouvoir les utiliser pour protéger le cerveau. Cette découverte pourrait changer la façon dont les scientifiques traitent ces maladies dévastatrices.