La dispute a commencé à cause d'un corps. Un jeune homme est mort au centre de traitement à Rwampara, près de Bunia en République démocratique du Congo, et sa famille a refusé d'accepter le diagnostic des médecins. Ce n'était pas la typhoïde. C'était Ebola. Ils voulaient le ramener chez eux pour le laver et l'enterrer selon la tradition.
Le 21 mai 2026, la police a tiré des coups de semonce et des gaz lacrymogènes, deux tentes ont brûlé, et six patients ont disparu. Cet incident était l'un des plus alarmants d'une épidémie qui se propage rapidement. Quatre jours plus tôt, le 17 mai, l'Organisation mondiale de la santé a déclaré l'épidémie comme une urgence sanitaire internationale.
Le virus cette fois-ci est le Bundibugyo, une souche rare d'Ebola. Il n'existe pas de vaccin autorisé ni de traitement approuvé. Lors des épidémies précédentes, il a tué entre un quart et la moitié des personnes infectées.
Fin mai, plus de 900 cas suspects ont été confirmés en République démocratique du Congo, avec plus de 200 décès. L'épidémie est concentrée dans la province de l'Ituri, une région déchirée par les conflits armés depuis des décennies.
La méfiance sur le terrain est destructrice. Les attaques contre les centres de traitement se répètent, et les patients fuient dans la communauté. Cette épidémie est différente car les tests rapides ne pouvaient détecter que la souche Zaire, pas le Bundibugyo.