Imaginez vous réveiller et découvrir que la population de votre ville a presque doublé du jour au lendemain. C'est ce qui s'est passé dans la ville autonome espagnole de Ceuta. Située sur la côte nord de l'Afrique, cette enclave compte habituellement environ 83 600 habitants. En seulement 24 heures, entre le 30 et le 31 juillet 2026, près de 60 000 personnes sont arrivées en traversant la frontière depuis le Maroc voisin.
L'ampleur de ce mouvement a créé un problème immédiat et dangereux. Pour atteindre le sol espagnol, beaucoup ont nagé sur cinq kilomètres depuis la ville marocaine de Fnideq. D'autres ont tenté des routes plus courtes ou ont forcé les barrières terrestres. Ce grand nombre de personnes a entraîné une tragédie. Selon les sources, entre 34 et 41 personnes ont perdu la vie, par noyade ou lors d'une bousculade à la barrière de la plage de Tarajal.
Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, s'est rendu sur place pour évaluer la situation. Il a accusé des réseaux criminels d'avoir provoqué cette crise. Il a expliqué que ces organisations avaient diffusé de fausses informations disant que la frontière était ouverte, trompant ainsi de nombreux jeunes.
La situation à Ceuta était chaotique. Les arrivants étaient principalement de jeunes hommes, mais aussi des familles avec des enfants. Les autorités ont estimé qu'au moins 7 000 d'entre eux étaient mineurs. Les ressources locales étaient dépassées, créant une urgence humanitaire. Des milliers de personnes n'avaient nulle part où aller et dormaient dans les rues.
Face à ce chaos, le gouvernement espagnol a mobilisé l'armée et des forces de police supplémentaires. Le gouvernement a précisé que ceux qui étaient entrés illégalement ne pourraient pas bénéficier d'une initiative de régularisation récente. Beaucoup de nouveaux arrivants ont donc décidé de retourner au Maroc volontairement.