Le ciel du Moyen-Orient s'est illuminé de tirs militaires pour la dixième soirée consécutive. Le 21 juillet 2026, les forces américaines mènent une campagne de bombardements intenses contre des cibles iraniennes. Cela marque l'échec total d'un accord de paix fragile signé quelques semaines plus tôt.
Selon Al Jazeera et ABC News Australia, les hostilités ont transformé la région en un champ de bataille. Le conflit se concentre sur le détroit d'Ormuz, un passage étroit entre l'Iran et Oman. Historiquement, cette voie d'eau gérait environ vingt pour cent de l'approvisionnement mondial en pétrole brut et en gaz naturel. Aujourd'hui, c'est un point chaud qui menace de déclencher une guerre à grande échelle.
Le bilan humain s'alourdit rapidement. Le Pentagone a confirmé que 17 militaires américains sont morts dans le conflit. Parmi les victimes récentes, deux jeunes soldats stationnés à la base aérienne Muwaffaq Salti en Jordanie : le lieutenant Tyler James Feehan (25 ans) d'Hawaï et le soldat Isabella Gonzales (19 ans) du Texas. Ils sont morts quand les forces iraniennes ont attaqué la base. Un quatrième militaire a perdu la vie dans le nord de l'Irak en tentant de neutraliser un drone iranien, a rapporté CBS News.
De plus, environ 100 militaires américains ont été blessés par des frappes iraniennes au cours des deux dernières semaines, selon le Washington Post. Le président Donald Trump a déclaré que la réponse militaire américaine était un hommage aux soldats tombés.
La campagne militaire américaine a ciblé les centres de commandement, les postes d'observation côtiers, les sites de lancement de missiles et les réseaux radar iraniens. Cependant, les frappes ont aussi endommagé des infrastructures civiles, comme des routes, des stations de traitement de l'eau et des centrales électriques. Des médias iraniens ont rapporté d'énormes explosions dans plusieurs villes, de Tabriz aux villes côtières de Jask et Chabahar.
L'Iran a riposté avec des attaques féroces contre des installations américaines au Koweït, à Bahreïn et en Jordanie. Au Koweït, des munitions iraniennes ont endommagé des installations électriques et d'eau. Bahreïn a activé ses défenses aériennes. L'armée jordanienne a intercepté des drones et des missiles iraniens.
En mer, la situation est chaotique. Les États-Unis ont imposé un embargo maritime strict sur les ports iraniens pour arrêter les exportations de pétrole. Pour faire respecter ce blocus, le Commandement central américain a redirigé six navires marchands et immobilisé un autre. En représailles, les forces iraniennes ont attaqué des navires commerciaux. Le Corps des Gardiens de la révolution islamique a revendiqué la destruction de deux pétroliers dans le détroit d'Ormuz. Un autre navire a été attaqué mardi matin, forçant son équipage à l'abandonner, selon AP News.
La perturbation de cette voie maritime vitale a secoué les marchés mondiaux de l'énergie. Le prix du pétrole Brent a dépassé 90 dollars le baril lundi.
Le Secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a souligné la nature stratégique des attaques maritimes. Il a déclaré que l'Iran voulait contrôler le détroit pour faire pression sur le monde. Il a demandé aux alliés internationaux d'aider les États-Unis à protéger la navigation mondiale.
Diplomatiquement, la situation est sombre. L'accord de paix temporaire, censé durer 60 jours pour négocier sur le programme nucléaire de l'Iran, a été rejeté par Téhéran. Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a qualifié le cessez-le-feu de « sans valeur et invalide ».
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que la fin de la guerre était possible soit par une victoire militaire totale, soit par des négociations, mais seulement après une « réussite stratégique sur le front militaire ».
Malgré la rhétorique agressive, un canal diplomatique reste ouvert. Des représentants pakistanais travaillent activement à négocier un nouveau cessez-le-feu. Le ministre de l'Intérieur iranien, Eskandar Momeni, s'est rendu au Pakistan pour discuter d'une résolution potentielle du conflit.
Pour l'instant, les bombes continuent de tomber et les eaux du détroit d'Ormuz restent dangereuses.