Le 17 août 2026, trois dirigeants canadiens ont annoncé à St. John's, Terre-Neuve-et-Labrador, un accord préliminaire pour une expansion majeure des énergies renouvelables dans l'Est du pays. Cet accord, d'une valeur d'environ 70 milliards de dollars canadiens, vise à produire suffisamment d'électricité pour répondre aux besoins de chauffage, de climatisation et d'éclairage de tous les foyers de Toronto, Montréal et Vancouver.
Le Premier ministre Mark Carney, la première ministre du Québec Christine Fréchette et le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador Tony Wakeham ont présenté ce projet. Pour M. Wakeham, cet accord est historique car il remplace un contrat de 1969 très impopulaire. Ce nouveau contrat de 50 ans (2027-2077) permettra à Hydro-Québec de payer un prix plus juste pour l'électricité, soit 7,4 cents par kilowattheure, contre 0,2 cent auparavant. Terre-Neuve-et-Labrador s'attend à recevoir environ 38,6 milliards de dollars de revenus supplémentaires et pourra vendre de l'électricité à d'autres régions, comme New York et le Massachusetts.
Le projet comprend la construction d'une nouvelle centrale hydroélectrique de 2 700 mégawatts à Gull Island et la modernisation de la centrale existante de Churchill Falls. Environ 2 000 mégawatts d'énergie éolienne seront également ajoutés dans la région du Labrador. Ces nouvelles installations produiront 14 000 mégawatts, triplant presque la capacité actuelle de Churchill Falls. Le gouvernement fédéral à Ottawa s'engage à financer 10 milliards de dollars pour les infrastructures, y compris les lignes de transmission. Ce projet créera 23 000 emplois et ajoutera 31 milliards de dollars à l'économie nationale.
L'accord garantit aussi des bénéfices aux communautés autochtones. La Première Nation Innu recevra une participation dans les projets éoliens et de transmission. Le Premier ministre Carney cherche ainsi à renforcer l'autonomie énergétique du Canada, qui utilise déjà 80% d'énergie sans émission. Ce projet soutient la stratégie nationale visant à doubler la taille du réseau électrique d'ici 2050.
Cependant, l'accord dépend de la finalisation des études et de la signature des contrats avant le 31 décembre 2026. Les élections provinciales au Québec en octobre pourraient affecter le projet si le Parti Québécois arrive au pouvoir. Pour l'instant, les dirigeants célèbrent cette entente comme une victoire pour les trois provinces.