Au-dessus des rues étouffantes de Téhéran, des lances d'eau arrosaient une foule immense. Lundi 6 juillet 2026, des dizaines de milliers de citoyens ont rempli un parcours de dix kilomètres à travers le centre-ville pour le deuil. La procession marquait les funérailles publiques de l'Ayatollah Ali Khamenei, le Guide suprême de l'Iran pendant 37 ans, décédé le 28 février suite à un attentat coordonné par les États-Unis et Israël. La mort de Khamenei a déclenché une brève guerre.
Alors que sa dépouille traversait lentement la capitale, la tristesse des partisans s'est transformée en demandes de représailles. Selon la BBC, la foule a exprimé sa colère envers les dirigeants occidentaux. Des femmes en noir brandissaient des pancartes en anglais disant "KILL TRUMP". Des participants ont brûlé des drapeaux américains et britanniques. Des affiches montraient les visages de Donald Trump, JD Vance, Pete Hegseth et Benjamin Netanyahu, avec la mention "Il y aura du sang". Des pierres ont été lancées sur un panneau publicitaire de Trump.
Le véhicule transportant le chef défunt portait aussi les victimes des frappes de février, dont quatre membres de sa famille : une fille, un petit-enfant, un gendre et la femme de son fils Mojtaba Khamenei. Mojtaba, choisi comme nouveau Guide suprême, a disparu de la vie publique depuis le début du conflit, possiblement blessé dans l'attaque. Le président iranien Masoud Pezeshkian et l'ancien président Mahmoud Ahmadinejad étaient présents.
L'événement a paralysé Téhéran, entraînant la fermeture de l'espace aérien et la restriction du trafic. Ces funérailles ont lieu peu après un accord préliminaire entre l'Iran et les États-Unis pour cesser les combats, avec une période de 60 jours pour finaliser un cessez-le-feu permanent, discuter des sanctions économiques et du programme nucléaire iranien. Israël, par la voix de son ministre de la Défense Israel Katz, a averti que tout dirigeant iranien cherchant à détruire Israël subirait le même sort.
La période de deuil se poursuivra cette semaine, avec des déplacements à Qom, puis en Irak (Najaf et Karbala), avant le repos final au sanctuaire de l'Imam Reza à Mashhad. Les tissus rouges agités par la foule symbolisent la demande de vengeance, rappelant d'anciennes batailles chiites.