Les Émirats arabes unis ont annoncé mardi leur départ de l'OPEP après près de soixante ans d'adhésion. Cette décision, effective le 1er mai, a surpris l'Arabie saoudite et les autres pays du Golfe, qui n'avaient pas été informés à l'avance. L'OPEP a appris la nouvelle en même temps que le reste du monde, par un communiqué de l'agence officielle émirati.
Cette sortie prive le cartel de son troisième plus grand producteur de pétrole, après l'Arabie saoudite et l'Irak. Le moment est particulièrement difficile, car une guerre impliquant l'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, par lequel passe environ un cinquième du pétrole mondial. Les prix du pétrole ont augmenté rapidement, avec le Brent au-dessus de 110 dollars le baril.
Les Émirats ont justifié leur départ par leur vision économique à long terme. Suhail Mohamed al-Mazrouei, ministre de l'Énergie, a expliqué que c'était une décision politique basée sur l'examen des politiques de production futures. La compagnie pétrolière nationale, l'ADNOC, souhaite atteindre une capacité de 5 millions de barils par jour d'ici 2027, un objectif que le système de quotas de l'OPEP rendait difficile à atteindre.
Qatar avait déjà quitté l'OPEP en 2019. Les Émirats représentent un départ beaucoup plus important pour l'organisation.