Les gens ont toujours voulu arrêter le temps. Pendant des siècles, les humains ont cherché des solutions magiques pour rester jeunes. Aujourd'hui, la réponse pourrait ne pas venir d'une fontaine de jouvence cachée. Elle pourrait déjà se trouver sur les étagères de votre pharmacie locale.
Des chercheurs de la Northeastern University de Boston ont développé une nouvelle approche pour examiner de vieux médicaments. Ils veulent savoir si des traitements que nous utilisons déjà pourraient changer la façon dont notre corps vieillit. En collaboration avec des scientifiques de la Harvard Medical School, l'équipe a publié ses résultats dans la revue Nature Aging le vendredi 26 juin 2026.
Le projet était dirigé par Albert-László Barabási, professeur de physique à Northeastern. Il comprend le désir personnel derrière cette science complexe. "En tant que personne dont les cheveux sont devenus gris il y a des années, je partage le souhait universel qu'il existe un jour une pilule qui ralentisse certains aspects du vieillissement", a expliqué Barabási. "Le défi est de déterminer quels médicaments valent la peine d'être testés."
Pour relever ce défi, les scientifiques n'ont pas mélangé de nouveaux produits chimiques en laboratoire. Ils ont utilisé des ordinateurs et un concept appelé médecine des réseaux. Cette méthode consiste à créer une carte massive des protéines humaines et à observer comment les différentes maladies s'y connectent. L'équipe a identifié 2 358 gènes liés à une longue vie et les a tracés sur leur carte. Ils ont remarqué que les gènes liés aux "caractéristiques du vieillissement" se regroupaient naturellement.
Ensuite, les chercheurs ont analysé 6 442 médicaments, approuvés ou en test. Ils ont utilisé un outil spécial, nommé pAGE, pour mesurer comment un médicament affecte les gènes et s'il combat le vieillissement. Ils ont découvert 370 médicaments existants qui peuvent influencer au moins une caractéristique biologique du vieillissement, et même inverser les signaux génétiques du vieillissement. Parmi eux, 14 médicaments montrent un potentiel pour prolonger la vie, tandis que 14 autres pourraient l'accélérer.
Des médicaments courants comme l'aspirine et l'oxymétazoline (un décongestionnant nasal) se sont révélés prometteurs. Cette recherche est importante car trouver de nouvelles utilisations pour des médicaments existants est moins cher et plus rapide que de créer de nouveaux médicaments. Les outils pour ralentir le temps pourraient donc se cacher à la vue de tous.