Depuis des décennies, les sous-marins sud-coréens partagent la même faiblesse: ils doivent remonter à la surface. Alimentés par le diesel et l'électricité, ils peuvent se cacher sous les vagues pendant un temps limité avant d'avoir besoin d'air. Le 26 mai, le pays a annoncé un plan pour changer cela à jamais.
Le ministre de la Défense Ahn Gyu-back a présenté une feuille de route pour construire le premier sous-marin nucléaire sud-coréen, un navire qui portera le nom "Jangbogo-N". Contrairement à ses prédécesseurs diesel-électriques, un sous-marin nucléaire peut rester immergé pendant des semaines ou même des mois, se déplaçant discrètement dans l'océan.
Le ministre a appelé ce programme un "projet stratégique national". Selon les sources, le sous-marin doit être lancé au milieu des années 2030 et entrer en service à la fin des années 2030. Ce qui est remarquable, c'est la promesse qu'il sera construit entièrement en Corée du Sud, en utilisant la technologie et les chantiers sud-coréens.
Pourquoi maintenant? La réponse vient du nord. La Corée du Nord construit des sous-marins capables de lancer des missiles balistiques depuis la mer. Un sous-marin nucléaire, capable de rester caché pendant longtemps, offre une réponse à cette menace. Le réacteur utilisera de l'uranium faiblement enrichi, ce qui est un signal politique important concernant la non-prolifération nucléaire.
Le programme est coordonné avec les États-Unis, reflétant la relation étroite entre les deux pays. Le président Lee Jae-myung a présenté ce sous-marin comme un "symbole de notre détermination à assurer la paix et la sécurité sur la péninsule coréenne".