Le mardi 12 mai 2026, à 11h15 heure de Moscou, la Russie a lancé son missile balistique intercontinental RS-28 Sarmat, appelé « Satan II » par l'Occident. Pour la première fois en plus de cinquante ans, aucun traité n'existe pour limiter le nombre de ces armes nucléaires.
Le président Vladimir Poutine, au pouvoir depuis 2000, a immédiatement déclaré que c'était « le missile le plus puissant du monde ». Il affirme que ses ogives nucléaires peuvent atteindre n'importe quel point sur Terre. Les analystes occidentaux sont plus prudents et estimant sa portée réelle à environ 18 000 kilomètres.
Le détail important concerne le moment du lancement. En février 2026, le traité New START a expiré. Signé en 2010 et prolongé en 2021, c'était le dernier accord de contrôle des armements entre les États-Unis et la Russie. Sans successeur, les deux plus grands arsenaux nucléaires mondiaux n'ont plus de limites négociées depuis plus de 50 ans.
Le Sarmat remplacera environ 40 vieux missiles soviétiques Voyevoda. Poutine dit que le nouveau missile entrera en service militaire avant la fin 2026. Le premier régiment armé du Sarmat sera stationné à l'unité d'Uzhur en Sibérie, dans la région de Krasnoyarsk.
Ce lancement arrive trois jours après le défilé de la Victoire russe, le 9 mai, à Moscou. C'est un moment symbolique pour montrer la puissance militaire russe pendant la guerre en Ukraine.