Lorsque la vapeur et l'électricité sont apparues, la société a eu des générations pour s'adapter. La Révolution Industrielle, qui a complètement changé la façon dont les humains travaillaient et vivaient, s'est déroulée sur plusieurs décennies. Mais le prochain grand changement technologique n'offrira pas ce luxe de temps.
Le 13 juillet 2026, une alliance importante des meilleurs économistes mondiaux a lancé un avertissement clair. Seize lauréats du prix Nobel se sont associés à plus de 200 chercheurs et leaders de l'industrie pour publier une déclaration commune intitulée "Nous devons agir maintenant : une déclaration sur la transformation de l'économie par l'IA". Selon des rapports du Stanford Digital Economy Lab et de Global Banking & Finance Review, leur message est simple : l'intelligence artificielle (IA) va restructurer le système financier mondial à une vitesse sans précédent.
La coalition affirme que la transformation à venir pourrait rivaliser avec la Révolution Industrielle en ampleur, mais elle se produira dans un délai très court. Anton Korinek, économiste à l'Université de Virginie, a souligné l'urgence de la situation. "La vapeur, l'électricité et les ordinateurs ont chacun donné aux sociétés des décennies pour s'adapter ; l'IA pourrait nous donner seulement quelques années", a-t-il expliqué. "Nous ne pouvons pas improviser notre stratégie et nos institutions au milieu de la transformation ; attendre la certitude signifie arriver trop tard."
Korinek a organisé cet effort avec trois autres universitaires renommés : Erik Brynjolfsson de l'Université de Stanford, Ajay Agrawal de l'Université de Toronto et Tom Cunningham du groupe de recherche METR. Ensemble, ils ont réussi à unir divers experts, y compris des lauréats du prix Nobel comme Michael Spence et Daron Acemoglu. Ce dernier, lauréat du prix Nobel en 2024, a exprimé son désir d'aider à orienter la technologie pour qu'elle bénéficie aux travailleurs et minimise les risques sociétaux.
L'appel à l'action ne vient pas seulement des universités. Des personnalités clés des entreprises qui développent ces systèmes informatiques avancés ont également signé le document, comme Sarah Friar d'OpenAI et Jeff Dean de Google DeepMind. Le groupe ne demande pas d'arrêter le progrès, mais exige des recherches immédiates sur la manière dont ces outils affecteront l'emploi et la gouvernance, afin que les machines améliorent le travail humain au lieu de le remplacer.