Jeudi matin à Buenos Aires, environ 60 journalistes sont arrivés à la Casa Rosada, ont appuyé leurs doigts sur les lecteurs d'empreintes qui les laissaient entrer depuis des années, et les portes sont restées fermées.
Le gouvernement avait décidé que leurs empreintes ne fonctionnaient plus. Cette fermeture a été annoncée par Javier Lanari, secrétaire à la Communication du gouvernement, en réponse à quelque chose que les services de sécurité présidentiels n'avaient jamais affronté : une paire de lunettes intelligentes.
La chaîne TN avait diffusé des images enregistrées secrètement à l'intérieur du palais présidentiel avec des lunettes équipées de caméra. La Casa Militar a déposé plainte pour « espionnage illégal ». Deux journalistes de TN, Luciana Geuna et Ignacio Salerno, ont été accusés d'avoir filmé le 19 avril sans autorisation.
Le président Milei avait exprimé sa colère sur les réseaux sociaux, appelant les journalistes des « ordures ».
Marcela Pagano, ancienne députée journaliste, a déposé une plainte contre Milei, qualifiant cette interdiction « de situation sans précédent depuis le retour de la démocratie ».
Cette action a suscité une réaction internationale rapide. Des organisations comme Reporters sans frontières ont dénoncé cette mesure comme une attaque contre la liberté de la presse. Les journalistes ont déclaré que cette interdiction était « injustifiée » et représentait « une attaque explicite contre la liberté de la presse ».